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Biographie


De l’enfance à la musique
Vincent A. Jockin

Vincent Alexandre Jockin est né le 31 mai 1976 à Toulouse, au sein d’une famille heureuse et mélomane ; France Musique est la seule radio que l’on écoute à la maison, et à longueur de journée. Pierre & le loup — dans la version contée par Gérard Philipe —, les danses hongroises de Brahms, les nocturnes de Chopin par Rubinstein, La jeune fille & la mort de Schubert, les dernières symphonies de Mozart et les premières de Beethoven dirigées par Böhm, ou encore l’impressionnante Toccata & fugue en ré mineur de Bach, sont un aperçu des œuvres qui marqueront l’enfance.

Jusqu’à l’adolescence, la musique s’écoutera en boucle, le plus souvent seul, dans sa chambre, hypnotisé par le son inimitable du craquement sec et têtu du saphir qui, tel un serpent tirant la langue, creuse son sillon sur un vieux disque noir ; vinyle souvent presque pris au hasard dans un coffret issu de la collection discographique paternelle, et ayant pour titre : Histoire de la Musique, par Brigitte & Jean Massin. Viendront ensuite — tel un choc — les symphonies et les sonates de Beethoven — les unes dirigées par Karajan ou Böhm, les autres sous les doigts de Kempf —, les grands concertos pour piano ou violon de Mozart — que l’on écoute en famille, avec papa —, sans oublier l’intégralité des sonates pour piano du même Mozart — véritable révélation — chantées par Glenn Gould !

C’est en arrivant au collège que Michel Saltet, professeur de musique et enseignant attentif, lui fait prendre conscience de son réel amour pour la musique. C’est, après son père, l’homme qui est sans nul doute à l’origine de son éveil artistique et musical, et à qui il déclare un jour : « Si après Dieu il y a Papa, après Papa il y a Vous ! » (référence à la célèbre phrase de Mozart : « Juste après Dieu, il y a Papa ! »). Cet ami professeur l’encourage et le pousse à pratiquer sérieusement un instrument. Mais n’ayant pas, dans un premier temps, de piano à la maison, ce n’est qu’à l’âge de quinze ans, qu’il prend ces premières leçons de piano, en cours particuliers, avec Pierrette Angelino, professeur au conservatoire de Toulouse. Telle une véritable mère protectrice, elle le prend sous son aile et lui enseigne les bases de la musique. Assistant à ses premiers pas de petit compositeur en herbe, c’est elle qui, quelques années plus tard, le préparera au concours d’entrée en musicologie.

À partir de 1995, après l’obtention du Baccalauréat (série scientifique), il décide de se consacrer entièrement à la composition et poursuit ses études musicales à l’université, puis au conservatoire, en cycle supérieur, notamment auprès de Paul Badens, en cours d’harmonie et d’écriture, et de Sophie Zadikian, pour l’histoire des arts et l’analyse. Professeurs dont il appréciera la grande rigueur tout autant que l’amour qu’ils ont de transmettre la musique aux jeunes générations, et dont il garde un heureux souvenir ; de tels enseignants ne peuvent mériter qu’une reconnaissance sincère et inaltérable. Cependant, pour des raisons non motivées voire — après vérification — injustes, il n’est pas admis à suivre les cours de composition au conservatoire et décide donc, après mûre réflexion et sérieuse remise en question, de mettre un terme à sa scolarité pour se consacrer entièrement à ce qu’il considèrera désormais comme son véritable métier : la composition.

L’aventure professionnelle
Vincent A. Jockin

Aujourd’hui, compositeur depuis plus de quinze ans, Vincent Alexandre Jockin (membre de la SACEM) est déjà l’auteur d’une cinquantaine de pièces pour formations diverses (orchestre, chœur, quatuor, piano, etc.).

En 2001, Michel Touton, chef de chœur de l’Ensemble Vocal de Castanet-Tolosan, est le premier à lui faire confiance. Suivront les rencontres avec ses deux éditeurs, Xavier Mathe chez EuroChoral, et Jérôme Azéma chez FLEX Éditions.

Plusieurs pièces sont alors remarquées lors de festivals et concours de composition (USA, Royaume-Uni). Depuis 2012, l’intérêt croissant du monde des interprètes pour cette musique donne lieu à un nombre toujours plus important de créations dans le monde : Australie, Croatie, Roumanie, Espagne, Bulgarie…

Après un premier enregistrement en 2009, produit en grande partie par des souscripteurs, Vincent Alexandre Jockin produit en 2012 un album entièrement consacré à sa musique : « Works, Volume 1 » ; album enregistré et réalisé au F.A.M.E.’S. Project Studio (Skopje, République de Macédoine), par les musiciens du Macedonian Radio Symphonic Orchestra. Pour la toute première fois de sa jeune carrière, le compositeur peut enfin partager sa musique avec un plus large public.

En 2013, le Velika Gorica Brass Festival (Croatie) — par l’intermédiaire de son directeur artistique, Tomislav Spoljar — passe commande d’un Quintette pour trompette et quatuor à cordes. C’est l’occasion pour le compositeur de rencontrer des musiciens internationaux, de se lier d’amitié avec certains d’entre eux, et de s’apercevoir que sa musique pouvait toucher autant les interprètes que le public. Incontestablement, le début de nouvelles aventures musicales.

En 2014, le compositeur australien Alan Holley lui fait confiance et lui passe commande d’un trio de cuivres qui sera créée au conservatoire de musique de Sydney.

À suivre…

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